"A défaut d'être moi "partie 1.
| Ne sois pas pour les autres, soit toi pour nous tous. |
Aujourd'hui j'apparais naturel, après avoir été pendant 2 ans caché sous une fine couche de maquillage. J'annonce ma première série sur mon blog, la plus intime de toutes.
Ma couche de maquillage, que cachait-elle: Trop d'acnés? D'imperfections à cacher? Trop de zone de brillance?
Non c’était plus que ça, c'était un physique. Un physique ingrats et une personnalité différente.
Ma série débute en mon année de quatrième, première poitrine apparente, premier bisous, première amour!
Personnellement, ma quatrième se résumait à un abandon, une remise en question puis d'un achat. Achat de mon premier vrai mascara. Achat banal pour certaines, pour moi c'était le signe d'un changement. C'est ce changement que je vais vous écrire ici.
Je m'appelle Nora, j'ai 16 ans.
J'ai peur de la mort comme de la vie, mais avant tout, j'ai peur de moi.
C'est uniquement vers la fin de cet année que je me suis servis pour la première fois de ce fameux mascara, après de merveilleux "pâté", de brosse dans les yeux, ce mascara est devenue une vrai révolution.
Puis, mon année de troisième est arriver, j'ai obtenue mon brevet certes, mais il y a aussi eu le premier correcteur....orange! Celui avec lequel j'étais sûr de cacher mes petits boutons dans ma chambre à la lueur matinale. J'étais pourtant certaine de ressembler à une vraie star du tapis rouge, une femme avec aucuns défauts, un petit bout de femme...plutôt jolie.
Tu vois mon envie de te ressembler? Je suis un exemple, personne ne veut être comme moi. Je suis l'exemple qui rêve de toi, l'exemple qui ne se voit pas.
Puis tu croises le regard de tes amies qui elles te regardent déjà depuis que tu as sortis le pied de ta voiture. Ce regard qui démarre de ta paire de chaussette à la barrette qui dépasse de ton chignon, c'est ce regard qui te donne le droit de faire ou pas, un pas de plus. Tu crains ce regard, ces gentilles bêtes restent, il ne faut jamais l'oublier, des animaux sauvages.
Mais la version des faits est vue différemment il y a la version des prédateurs et celle de leur victime, comme toujours. Mes copines, comme toutes les autres copines du monde, ont le droit de te juger: "C'est pour toi que je dis ça.".
Un jour de chance tu pouvais recevoir un"T'es trop bien habillée aujourd'hui", ou bien un "C'est quoi ce truc?" parfois suivis d'un "Mais tu l'as acheté où?!" ou pire "Enlève le de suite!". On a toutes eu droits à nos critiques, et puis il y celle qui sont restés, celle qui ne s’efface pas:
- "Nora, t'es orange.
-Ah bon? Pourtant je n'ai rien mis!
-Non! Non mais ça se voit d'ici que tu as mis du fond de teint!
-C'est juste un correcteur!!
-C'est pareille!!"
Encore aujourd'hui je me bat pour faire comprendre que le fond de teint et que le correcteur sont deux choses différentes! Enfin bref, les amies ça sert à ça me diriez vous, à nous aidé. Ces remarques l'a m'ont blessé, mes petits boutons se sont transformé en "cratère" et je me suis mise à regarder des vidéos beauté....
Je n'ai pas de maquillage, pas de flou sur la photo. Juste une regard avide et du soleil sur mes mèches rousse.
Je suis Nora, celle que tu ne connais pas.
"Jamais je pourrai mettre ce prix dans du maquillage" me disait mes copines, c'était mes sous, pour moi c'était "normal", et je trouve encore aujourd'hui que ce fond de teint est une bombe, à condition de savoir l'appliquer. Après avoir regardé de millions de vidéos, je me suis lancé, mon premier jour au collège avec, comme dirait d'autre, "mon pot de peinture sur la face" eh bien je ne m'étais jamais aussi bien sentis...de ma vie.
J'ai un nez, un caractère, une bosse qui veut s'enfuir. J'ai un nez, pas comme toi. J'ai le mien, celui de mon père, celui qui s'élève, celui qui me complexe. J'ai un nez, celui qui me fait sentir, celui qui me fait vivre.
Puis c'est moi qui me suis lancé sur Youtube. C'est moi qui ai appris aux filles à choisir leurs fonds de teints, c'est moi qui les aient incitées à se maquiller.
Beaucoup de mes amies se maquille très peu, pas du tout pour d'autres. Certaines de mes amies, respectent ma routine maquillage, d'autres la critiquent. Je me contente de répondre froidement à certaines, en rigolant pour d'autres. Parce-qu’au fond, personne ne me comprends.
Aucun sourire ne me définit, c'est mon rire qui s'entends à l'infinie.
Fin troisième, je ne suis plus jamais sortit de chez moi sans fond de teint, ou sans bb créme.
Si je n'avais pas de maquillage, j'étais perdue, je commençais à être une adepte de Sephora, à la piscine c'était water-proof, quitte à ne pas me baigner si je n'étais pas prête. J'avais ma routine, mes soins...et mes complexes. Je conseillais mes copines, j'était devenue une pro du make-up.
Moi j'avance et je comprends, que le sourire c'est la joie, que les larmes sont ma peine. Moi en avançant j'ai compris, que tes larmes sont tes joies, que ton sourire cache tes peines.
Année de seconde, s'est résumé à une routine parfaitement chronométré: crème hydratante, correcteur, fond de teint, poudre libre, bronzeur, far à joues, sourcil, base à paupière, fard à paupière avec ou sans eyes-liner, crayon noir ras de cils, crayon marron muqueuse et rouge à lèvre. Et avec tout ça, mes boutons se voyait encore, et avec tout ça, j'avais l'air mieux dans ma peau, et avec tout ça je me sentais tellement plus jolie. Certaines de mes copines ont vue le changement, pendant que j'avais toujours droit au regard de haut en bas à l'entrée du lycée, certaines se regardaient, d'autres se taisaient. Je ne demandais plus d'avis, je n'écoutais plus les autres, parfois on parlait maquillage avec les filles, "Perso c'est mascara et c'est tout"; "Ah non moi je me mets juste ma crème hydratante"; "Tu as vue combien de tonne de font de teint elle a mis aujourd'hui?! Elle en à même sur les lèvres!!". Pendant que chacun faisait son petit commentaire je me muer dans le silence.
A moins que mes copines se rendent ici, très peu d'entre elles savaient le nombre de produit que j'utilisais le matin, pour mettre tous ces produits sur ma peau il me fallait au moins 30 petites minutes. Ces même 30 minutes qui m’empêche de manger un petit déjeuner le matin , encore aujourd'hui.
A présent, je tiens toujours autant au maquillage, mais je n'ai plus peur des lions, sortir sans rien sur mon visage me va bien. La jungle? Je la maîtrise. Les fauves? Ils ne peuvent plus rien me dire. Le maquillage m'à cacher et ne m'as pas embellis, mon sourire, lui, m'a rendue jolie. Et toi? Comment tu te sens? Tu crois aussi que ton mascara fait de toi, une gentil personne? Que ta pair de vans te rends plus intéressante? Se détacher de ce monde...c'est gagner les critiques. C'est te retrouver.
Et si j'avais compris, qu'un fond de teint ne me reflétait pas?
-A suivre-
Cordialement, une fille.